Recette de grand-père

1 octobre 2019 | Alimentation, Cultures, Environnement, Santé, Sciences

Il y a un an, 15 personnes de l’équipe du journal satyrique Charlie Hebdo acceptaient de se faire prélever une mèche de cheveux pour la faire analyser. Chez chacune, on a trouvé une moyenne de 40 pesticides dont certains, très persistants, sont pourtant interdits en France depuis des décennies.

En parallèle, une association qui lutte depuis 23 ans contre l’utilisation des pesticides lançait le mouvement « Nous voulons des coquelicots ».

Un céréalier français les a pris au mot et ses champs sont devenus… rouges !

Jérôme Chenevière a donc cessé de faire la guerre qu’il menait depuis des

années aux coquelicots. Fini pour lui les pesticides de synthèse qui imprègnent

aussi bien la rosée, le nectar des fleurs, l’estomac des abeilles, le cordon

ombilical des nouveau-nés et le lait maternel. En ne faisant plus que du

désherbage mécanique, ses parcelles sont aujourd’hui parsemées de

coquelicots.

Ces fleurs qu’il considérait comme nuisibles à ses rendements lui sont tout à

coup apparues comme un avantage. Non seulement servent-elles à la

pollinisation de ses cultures, mais grâce à leurs racines torsadées, elles

permettent une meilleure infiltration de l’eau et une plus grande aération du sol. Il considère qu’en en allant chercher des éléments beaucoup plus en profondeur,

elles redonnent vie au sol en le nourrissant différemment.

En réalisant que les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards, que le tiers des oiseaux et la moitié des papillons ont disparu en respectivement quinze et vingt ans, le céréalier ne semble pas regretter une seconde sa conversion.

Source : France 2

Pierre

Pierre

Journaliste principal

Père fondateur d’Élevage et Cultures, Pierre a donné à la revue sa touche d’humour qui nous plaît tant. Vous pouvez retrouver tous ses articles traitant des actualités technologiques et scientifiques agricoles dans la Rubrique de Pierre.

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