La méthode «light»

28 février 2020 | Alimentation, Avicole, Bien-être animal, Élevage, Santé

Mine de rien, près de 80% des antibiotiques utilisés au Canada sont consommés non pas par les humains, mais par les animaux d’élevage. Si certaines catégories sont déjà interdites, la crainte de l’apparition de super bactéries susceptibles de causer des maladies incurables chez l’homme incite à trouver des façons plus efficaces d’en surveiller l’utilisation. Des chercheurs polonais ont développé une méthode «light» pour détecter la présence d’antibiotique chez la volaille. L’analyse des plumes.

Jusqu’à maintenant, pour assurer un contrôle antimicrobien, il faut prélever des échantillons de muscles, de foie, de peau ou de graisses provenant de carcasses de poulet. En plus d’être invasive, cette procédure ne permet pas d’obtenir de données sur le traitement antibiotique reçu par le poulet tout au long de sa vie. En découvrant que les antimicrobiens ont le potentiel de s’accumuler dans les plumes de volaille, les chercheurs de l’Institut national polonais de recherche vétérinaire ont ainsi pu proposer une alternative beaucoup moins invasive et plus indiquée de détecter la présence d’antibiotiques.

Cette méthode présente de nombreux avantages. Non seulement les plumes peuvent être récoltées sans nuire aux animaux, mais elles peuvent être transportées, stockées et analysées quel que soit la période de l’année, l’âge et le sexe des oiseaux. De plus, comme les plumes sont utilisées comme ingrédient riche en protéines dans les aliments pour volailles et autres animaux, il serait plus facile d’en détecter les taux d’antibiotiques. On pourrait ainsi éviter qu’elles pénètrent dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire humaine.

Source : Poultry World

Pierre

Pierre

Journaliste principal

Père fondateur d’Élevage et Cultures, Pierre a donné à la revue sa touche d’humour qui nous plaît tant. Vous pouvez retrouver tous ses articles traitant des actualités technologiques et scientifiques agricoles dans la Rubrique de Pierre.

Vous aimeriez aussi..
Les larves à pattes

Les larves à pattes

Croyez-le ou non, des chercheurs ont eu l’idée saugrenue de recourir à des larves (dépourvues de pattes !) pour voir si cela pouvait réduire les problèmes de boiterie des poulets de chair. Le plus étonnant, c’est que ça a marché. Quand on sait que les complications...

La chair sans âme

La chair sans âme

Selon certains chercheurs, délaisser la viande de boucherie pour un substitut à base de plantes pourrait menacer plus d’un million d’emplois dans l’industrie. Mais il y a plus. S’il est vrai que les cellules souches d’une seule vache pourraient remplacer les...

L’avantage de singer les autres

L’avantage de singer les autres

Ah ! Si le monde était parfait, les vaches laitières auraient toujours une super morphologie du pis et des jambes solides qui les mènent tout droit au robot de traite. Elles s’y adapteraient vite, le visiteraient souvent et auraient un débit de lait élevé sans jamais...

Dernières publications

Loading
Visiter notre boutique
Suivez-nous

Facebook

Twitter

Instagram

Linkedin

Youtube

Contactez-nous
Kit média

Consultez notre Kit Média pour retrouver toutes les informations relatives à notre audience et nos offres de placement publicitaire.

PUBLICITÉ
Prochain événement
Soutenez le projet Élevage et Cultures en faisant un don

Si t'es dans l'champ, abonne-toi à notre infolettre!

Vous êtes bien inscrit(e)!

Pin It on Pinterest

Share This