Alors que le bétail représente aujourd’hui 14,5 % des émissions planétaires de gaz à effet de serre, les Nations Unies prévoient que l’humanité mangera 14 % plus de viande d’ici 2030. Cela voudrait dire plus de demande de pâturages et de cultures fourragères, plus de déforestation et plus de problèmes climatiques. Le véganisme, la seule option durable ? Des chercheurs prétendent qu’un monde avec une certaine agriculture animale pourrait avoir une empreinte environnementale plus faible qu’une planète entièrement végétalienne.
Un monde sans viande nécessiterait environ un tiers de terres cultivées en plus, donc plus d’engrais, de pesticides et de carburant pour les tracteurs. Par contre, près de 40 % des terres arables mondiales sont utilisées pour obtenir des aliments pour animaux, avec tous les coûts environnementaux qui en découlent. Mais sachant que le bétail peut être nourri des déchets de récolte, cela pourrait changer la donne. Si aucune denrée comestible pour l’homme n’était donnée au bétail, si nous arrêtions de défricher les forêts pour créer de nouveaux pâturages et si 25 % des pâturages existants redevenaient des forêts, il serait possible d’obtenir environ les deux tiers de la quantité de viande qui était produite en 2013. De plus, le monde aurait besoin d’environ un quart de moins de terres cultivées qu’il n’en utilise aujourd’hui.
Mais attention ! Selon des chercheurs en systèmes alimentaires durables des universités de Wageningen (Pays-Bas), du Manitoba et de Tufts (Boston), si toutes ces conditions sont respectées, la planète pourrait, au maximum, produire juste assez de viande et de produits laitiers pour que tout le monde mange environ 20 grammes de protéines animales par jour. Le Nord-Américain moyen qui en ingurgite 70 grammes n’aurait plus besoin de recourir à WeightWatchers !
Source : The Atlantic