Poulet de souche

15 mai 2017 | Alimentation, Sciences, Technologies

Vous n’êtes pas encore parvenus à vous débarrasser de votre chromosome «carnivore» ? L’odeur du poulet vous fait toujours saliver, mais votre nouvelle conscience écologique vous empêche d’enfoncer vos canines dans une cuisse bien dodue sans ressentir de remords ? Gardez espoir. Une jeune entreprise innovante de la Silicon Valley vient de fabriquer en laboratoire ses premières lanières de poulet et de canard à partir de cellules souches. D’ici 2021, le produit pourrait se trouver dans votre frigo.

À terme, cette première tranche de poulet réalisée par Memphis Meats pourrait croître de façon exponentielle. Au point de révolutionner l’industrie de la viande états-unienne qui pèse près de 200 milliards de dollars.

Selon les premiers cobayes volontaires, la texture du produit serait plus spongieuse qu’une poitrine en chair et en os, mais le goût, lui, n’aurait rien à envier à un poulet d’élevage. L’entreprise estime que sa production de «viande propre» constituerait une avancée importante à plusieurs points de vue.

D’une part, les cellules auto renouvelables cultivées pendant 4 à 6 semaines avant d’être prêtes à la consommation permettraient à l’industrie alimentaire d’éviter le coût des céréales, de diminuer la consommation d’eau et d’éliminer la production des déchets associés au bétail. Memphis Meats prétend que son processus nécessite dix fois moins de superficies et requiert la moitié moins d’énergie que la viande « conventionnelle ». De fait, la viande développée dans des réservoirs en acier inoxydable supprime la nécessité d’élever du bétail, en plus de mettre fin aux problèmes reliés au bien-être animal. En prime, la viande nouvelle génération pourrait permettre d’éliminer les maladies d’origine alimentaire.

L’année dernière, l’entreprise a créé avec succès un hamburger de viande de bœuf in vitro en utilisant la même méthode. L’once de bœuf revenait alors à 265 $. Mais à côté du défi de faire avaler ces nouveaux produits aux consommateurs, le prix n’est plus qu’un détail, non ?

Source : Wall Street Journal

Pierre

Pierre

Journaliste principal

Père fondateur d’Élevage et Cultures, Pierre a donné à la revue sa touche d’humour qui nous plaît tant. Vous pouvez retrouver tous ses articles traitant des actualités technologiques et scientifiques agricoles dans la Rubrique de Pierre.

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