Les estomacs de fer

14 avril 2018 | Alimentation, Avicole, Santé

En dépit de la vaccination, des antibiotiques et des règles de biosécurité, la Salmonella et le Campylobacter sont responsables de 2 à 3 millions d’infections intestinales par an chez nos voisins du Sud et de 450 à 500 décès. Quant à la coccidiose, une autre maladie de la volaille, elle inflige des pertes annuelles de 800 millions de dollars US. Mais un nouveau test développé par des scientifiques du Service de recherche agricole (ARS) de la ville de College Station, au Texas, pourrait faciliter la reproduction de poulets résistants aux pathogènes.

Le test permet d’identifier les poulets dont le sang contient des niveaux naturellement élevés de cytokines et de chimiokines, deux hormones particulièrement efficaces pour mobiliser la réponse immunitaire innée des oiseaux. Les chercheurs ont sélectionné ces poulets de chair bien dotés de ces molécules pour obtenir une lignée résistante.

Après les avoir exposés à plusieurs pathogènes, les scientifiques ont constaté que les oiseaux ayant un taux élevé de cytokines et de chimiokines présentaient moins pathogènes et de signes d’infection que le groupe ayant un taux plus bas de ces deux substances. Une telle résistance, surtout pendant la première semaine de vie des oiseaux, pourrait réduire les coûts liés à la santé des animaux et à la salubrité des aliments.

Source : The Poultry Site

Pierre

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Journaliste principal

Père fondateur d’Élevage et Cultures, Pierre a donné à la revue sa touche d’humour qui nous plaît tant. Vous pouvez retrouver tous ses articles traitant des actualités technologiques et scientifiques agricoles dans la Rubrique de Pierre.

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