Une relation fusionnelle

14 novembre 2017 | Cultures, Environnement, Myciculture, Sciences

Ils existent depuis 450 millions d’années et ont envahi pratiquement tous les milieux terrestres et aquatiques de la planète. Mieux. Les champignons ont même prêté main-forte aux premières plantes pour coloniser l’ensemble des continents. Aujourd’hui, un groupe de chercheurs canadiens pense pouvoir jouer dans les gènes d’un fongus particulier de telle sorte que les agriculteurs pourraient réduire l’utilisation de pesticides et diminuer la menace que ces produits posent à l’environnement.

Ce type de champignon entretient une relation, disons, fusionnelle avec le monde des plantes. En se développant sur les racines des végétaux, ils les aident à accéder à plus d’azote à la base du sol en échange de carbone. Pour ne rien gâcher, ces champignons ont la particularité de parasiter des insectes et des arthropodes qui sont nuisibles aux plantes. Leurs spores tuent certains ravageurs en consommant leur corps, puis en les utilisant comme vecteur de propagation.

Tout en reconnaissant qu’il faudra mieux comprendre la relation intime qu’entretiennent la plante et le champignon, les scientifiques de l’Université Queen’s à Kingston (Ontario), croient qu’en modifiant quelque peu les gènes du champignon, les agriculteurs seraient en mesure de les conserver dans leur sol année après année. Les chercheurs se demandent si, toujours par une modification génétique, ces champignons pourraient être encore plus sélectifs dans leur reproduction ciblant les insectes ou mieux s’adapter à différents types de sol, à la sécheresse ou à des milieux trop humides.

Un feuilleton à suivre.

Source : Smart farmers

Pierre

Pierre

Journaliste principal

Père fondateur d’Élevage et Cultures, Pierre a donné à la revue sa touche d’humour qui nous plaît tant. Vous pouvez retrouver tous ses articles traitant des actualités technologiques et scientifiques agricoles dans la Rubrique de Pierre.

Vous aimeriez aussi..
Les vaches autorefroidissantes

Les vaches autorefroidissantes

Quand j’allais à l’école, on nous apprenait que la température baissait de 1 °C chaque fois que l’on s’élevait de 100 m. Aujourd’hui, une étude tanzanienne nous révèle que la production de lait des vaches diminue de 0,5 litre pour chaque degré...

Opération Dernière Chance, la chance de faire une différence

Opération Dernière Chance, la chance de faire une différence

Photo: Opération Dernière Chance 3,1 millions de tonnes. C’est la quantité de résidus alimentaires produite annuellement au Québec, selon une étude menée par Recyc-Québec publiée en juin 2022. Et le plus frappant dans tout ça, c’est que 39% de ces résidus alimentaires...

Le Messie, version microbe

Le Messie, version microbe

À elles seules, les activités agricoles sont responsables d’environ 30 % des émissions globales de gaz à effet de serre. Pour réduire considérablement les niveaux de GES, une société australienne inocule les cultures avec des champignons microbiens. Ceux-ci...

Dernières publications

Loading
Visiter notre boutique
Suivez-nous

Facebook

Twitter

Instagram

Linkedin

Youtube

Contactez-nous
Kit média

Consultez notre Kit Média pour retrouver toutes les informations relatives à notre audience et nos offres de placement publicitaire.

PUBLICITÉ
Prochain événement
Soutenez le projet Élevage et Cultures en faisant un don

Si t'es dans l'champ, abonne-toi à notre infolettre!

Vous êtes bien inscrit(e)!

Pin It on Pinterest

Share This