L’anti-équeutage

14 mai 2018 | Bien-être animal, Élevage, Porcin, Sciences

Dans le monde, 1,38 milliard de porcs sont abattus chaque année pour leur viande. Plus de la moitié de cette chair est produite dans des élevages intensifs, ce qui peut poser certains maux de tête aux producteurs sensibles au bien-être de leurs animaux. Si un serpent peut se mordre la queue sans trop émouvoir, il n’en va pas de même pour les porcs. L’industrie porcine doit toujours en faire davantage pour améliorer la qualité de vie de ses bêtes de boucherie. Épargner leurs dents et leur queue est déjà un bon début.

Les morsures à la queue sont un problème non négligeable puisqu’elles causent des lésions pouvant entraîner une infection de la colonne vertébrale, des abcès pulmonaires ou une septicémie. Mais plutôt que de procéder à une caudectomie ou à l’épointage des dents, d’autres mesures peuvent être prises pour prévenir ces mutilations.

Le British Pig Executive (BPEX), ainsi que les universités de Bristol et Newcastle, a développé une liste de facteurs fortement associés à l’augmentation du risque de caudophagie dont la frustration et l’ennui ressentis dans les stalles sont l’une des causes principales.

Pour contrer leur ennui, les scientifiques préconisent un accès permanent à une quantité suffisante de matériel qui permet aux animaux de s’adonner pendant au moins 15% du temps à des activités d’exploration du milieu. La paille, le foin, le bois, la sciure de bois, le compost de champignons et la tourbe devraient être disponibles à cet effet.

Il est aussi recommandé que les bêtes soient vaccinées contre le circovirus porcin de type 2 (PCV2) et qu’elles soient logées entièrement sur de la paille en plus de disposer d’un espace d’au moins 1 m2/100 kg. Une eau non souillée peut aussi faire une différence.

Une vigilance quotidienne est nécessaire afin d’identifier les porcs présentant des lésions de la queue, les isoler et les soigner. Il importe aussi d’identifier et d’isoler les porcs responsables des morsures tout en leur offrant un enclos dans lequel ils pourront disposer de matériaux (paille, bois, etc.) leur permettant de satisfaire leurs comportements naturels.

Il semble aussi que le nombre de jours froids qui ont pu influer la température de la porcherie ou de la ventilation au cours du mois précédant ainsi qu’un changement de la routine sur la ferme ont une incidence sur le comportement des porcs.

Source : The Pig Site

Pierre

Pierre

Journaliste principal

Père fondateur d’Élevage et Cultures, Pierre a donné à la revue sa touche d’humour qui nous plaît tant. Vous pouvez retrouver tous ses articles traitant des actualités technologiques et scientifiques agricoles dans la Rubrique de Pierre.

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