La haute couture génétique

1 décembre 2020 | Sciences

Faire dans la dentelle n’est pas donné à tout le monde. À plus forte raison, découper l’ADN et repriser le matériel génétique des cellules vivantes n’est réservé qu’aux virtuoses. Deux grandes couturières du génie génétique viennent de recevoir le prix Nobel de chimie 2020 pour avoir développé les outils permettant de réécrire le code de la vie. En décodant le mécanisme naturel de protection des bactéries, il devient possible de réparer le génome et traiter également des maladies héréditaires.

Dans le cadre de ses études, la professeure Emmanuelle Charpentier a découvert une molécule jusque-là inconnue qui fait partie du système de défense immunitaire des organismes. Dans sa forme naturelle, cette protéine d’origine bactérienne aux propriétés antivirales désarme les virus en coupant de façon très précise des molécules d’ADN. Elle agit comme des ciseaux bactériens. Voir vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=bYVE05egjPg

Grâce à leurs recherches, les professeures Charpentier et Jennifer Doudna ont montré que ces protéines pouvaient être reprogrammées pour supprimer n’importe quelle molécule d’ADN et la remplacer par du nouveau matériel génétique. Cet outil de biologie moléculaire qu’elles ont développé fonctionne un peu à l’image d’un correcteur de texte informatique. Il permet d’éditer l’ADN à volonté, c’est-à-dire d’enlever un mot ou de le remplacer par un autre, sans toucher au reste de la phrase. Chapeau, Mesdames !

Source : BBC News

Pierre

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Journaliste principal

Père fondateur d’Élevage et Cultures, Pierre a donné à la revue sa touche d’humour qui nous plaît tant. Vous pouvez retrouver tous ses articles traitant des actualités technologiques et scientifiques agricoles dans la Rubrique de Pierre.

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