Prions pour les vaches

14 février 2019 | Bovin, Santé, Sciences

À l’époque où la crise de la vache folle rendait fou le monde entier, on avait mis beaucoup de temps à déterminer la cause de cette maladie mortelle. Encore aujourd’hui, pour détecter si un animal est atteint d’encéphalopathie spongiforme bovine, il faut procéder à une biopsie ou d’une autopsie. S’il n’existe toujours pas de traitement curatif contre la maladie, des chercheurs de Cleveland ont mis au point une technique de détection rapide qui ne requiert pas une intervention invasive. Fini les trépanations !

Grâce à un nouveau test diagnostique, le Dr Wenquan Zou et son équipe de la Faculté de médecine de l’Université Case Western Reserve sont parvenus à dépister la maladie à un stade préclinique précoce. Il suffit de prélever un échantillon de peau sur les animaux vivants ayant été récemment exposés à la maladie et d’aller à la chasse aux prions, ces agents infectieux moléculaires responsables du mal.

Selon les chercheurs, la prochaine étape consistera à développer et à valider les tests de prion de la peau pour une utilisation clinique. Dans un avenir qu’ils espèrent proche, lorsque le traitement par prion sera disponible, la détection des prions cutanés permettra de surveiller la progression de la maladie et évaluer l’efficacité thérapeutique au cours d’essais cliniques.

Source : Infection Control Today

Pierre

Pierre

Journaliste principal

Père fondateur d’Élevage et Cultures, Pierre a donné à la revue sa touche d’humour qui nous plaît tant. Vous pouvez retrouver tous ses articles traitant des actualités technologiques et scientifiques agricoles dans la Rubrique de Pierre.

Vous aimeriez aussi..
Les vaches autorefroidissantes

Les vaches autorefroidissantes

Quand j’allais à l’école, on nous apprenait que la température baissait de 1 °C chaque fois que l’on s’élevait de 100 m. Aujourd’hui, une étude tanzanienne nous révèle que la production de lait des vaches diminue de 0,5 litre pour chaque degré...

Les larves à pattes

Les larves à pattes

Croyez-le ou non, des chercheurs ont eu l’idée saugrenue de recourir à des larves (dépourvues de pattes !) pour voir si cela pouvait réduire les problèmes de boiterie des poulets de chair. Le plus étonnant, c’est que ça a marché. Quand on sait que les complications...

Au goulag, la mauvaise protéine!

Au goulag, la mauvaise protéine!

Encore heureux qu’au pays de Poutine, on puisse se vanter d’autre chose que de produire des missiles hypersoniques et d’avoir envie de jouer avec le bouton nucléaire. Un groupe de scientifiques russes de l’Université agraire d’État du Kouban (à bonne distance du pont...

Dernières publications

Loading
Visiter notre boutique
Suivez-nous

Facebook

Twitter

Instagram

Linkedin

Youtube

Contactez-nous
Kit média

Consultez notre Kit Média pour retrouver toutes les informations relatives à notre audience et nos offres de placement publicitaire.

PUBLICITÉ
Prochain événement
Soutenez le projet Élevage et Cultures en faisant un don

Si t'es dans l'champ, abonne-toi à notre infolettre!

Vous êtes bien inscrit(e)!

Pin It on Pinterest

Share This