Les capteurs de fraîcheur

14 novembre 2017 | Alimentation, Environnement, Santé, Technologies

D’ici peu, tant les producteurs de viande que les chaînes d’approvisionnement alimentaires et les détaillants de fruits et légumes pourraient bien être en mesure de déterminer la tendreté, la fraîcheur ou la maturité optimale de leurs denrées. Grâce à l’imagerie hyperspectrale, non seulement tout ce beau monde pourrait évaluer la qualité de ses produits et le moment où ils ont le plus de valeur, mais il réduirait l’énorme gaspillage et assurerait une plus grande sécurité à leurs clientèles.

C’est dans la baie de San Francisco que la jeune entreprise ImpactVision a développé son logiciel qui, à partir de l’utilisation de capteurs hyperspectraux qui photographient les aliments, est capable d’analyser chacun des pixels de l’image et d’identifier une molécule d’un aliment pour en détecter, entre autres, son contenu nutritionnel, les niveaux de fraîcheur et la quantité de protéines, de graisses, de sucre ou d’humidité qu’il contient.

Non seulement le logiciel utilise-t-il la vision par ordinateur, mais c’est en comparant des clichés préenregistrés dans une banque d’images montrant des aliments à différentes phases de leur évolution qu’il «apprend» à reconnaître les caractéristiques qu’il doit déceler.

Contrairement aux tests d’échantillons actuels qui sont destructifs, le système hyperspectral est non invasif, se fait en temps réel et remplace les tests de laboratoire qui prennent beaucoup de temps.

Quand on sait que le tiers de la nourriture produite dans le monde est gaspillé, que la fraude alimentaire coûte à l’économie mondiale plus de 40 milliards de dollars par an et que l’œil humain ne peut rivaliser avec les techniques d’imagerie, on peut imaginer que l’entreprise a de beaux jours devant elle.

Pierre

Pierre

Journaliste principal

Père fondateur d’Élevage et Cultures, Pierre a donné à la revue sa touche d’humour qui nous plaît tant. Vous pouvez retrouver tous ses articles traitant des actualités technologiques et scientifiques agricoles dans la Rubrique de Pierre.

Vous aimeriez aussi..
Le Messie, version microbe

Le Messie, version microbe

À elles seules, les activités agricoles sont responsables d’environ 30 % des émissions globales de gaz à effet de serre. Pour réduire considérablement les niveaux de GES, une société australienne inocule les cultures avec des champignons microbiens. Ceux-ci...

La guerre aux champignons

La guerre aux champignons

 « À quelque chose malheur est bon ». Ce proverbe du 17e siècle conserve toute sa pertinence en ces temps de COVID. En raison de la fermeture de ses frontières, l’Australie a vécu une pénurie de main-d’œuvre étrangère dans le domaine...

Les larves à pattes

Les larves à pattes

Croyez-le ou non, des chercheurs ont eu l’idée saugrenue de recourir à des larves (dépourvues de pattes !) pour voir si cela pouvait réduire les problèmes de boiterie des poulets de chair. Le plus étonnant, c’est que ça a marché. Quand on sait que les complications...

Dernières publications

Loading
Visiter notre boutique
Suivez-nous

Facebook

Twitter

Instagram

Linkedin

Youtube

Contactez-nous
Kit média

Consultez notre Kit Média pour retrouver toutes les informations relatives à notre audience et nos offres de placement publicitaire.

PUBLICITÉ
Prochain événement
Soutenez le projet Élevage et Cultures en faisant un don

Si t'es dans l'champ, abonne-toi à notre infolettre!

Vous êtes bien inscrit(e)!

Pin It on Pinterest

Share This